Vous commencez la musculation ou vous souhaitez enfin structurer vos repas sans tomber dans le piège des calculs permanents ? À travers ce guide, Céline partage une méthode concrète pour organiser vos macronutriments (protéines, glucides, lipides) et favoriser une progression durable que ce soit pour la prise de muscle, la sèche ou l’entretien. Attendez-vous à repartir avec des repères précis, des exemples concrets et des astuces applicables dès votre prochain entraînement.
Comprendre les macronutriments et leur impact sur la musculation

Les macronutriments forment le socle de toute progression en musculation. Ils se composent des protéines, des glucides et des lipides. Savoir les équilibrer permet de soutenir vos performances, optimiser votre récupération et atteindre vos objectifs plus sereinement.
Les protéines sont incontournables car elles participent à la construction et à la réparation du muscle. Prévoyez entre 1,6 et 2 g par kilo de poids corporel, à adapter selon l’intensité de vos entraînements.
Les glucides représentent le carburant prioritaire des muscles. Ils doivent être présents à chaque repas, surtout autour des séances, pour éviter les coups de fatigue. Une fourchette classique : 3 à 5 g par kilo.
Les lipides jouent un rôle dans la production hormonale, la santé générale et l’énergie longue durée. Privilégiez les bonnes sources (avocat, huiles végétales, poissons gras), en visant 0,8 à 1 g par kilo.
Les micronutriments ne fournissent pas de calories mais sont essentiels à la récupération et au métabolisme : légumes variés, fruits et oléagineux complètent chaque repas. Un vrai levier pour progresser en limitant les blessures et les coups de mou.
Déterminer vos besoins caloriques et macros adaptés à votre objectif
Calculez d’abord vos besoins caloriques à l’aide de la formule de Mifflin-St Jeor :
- Hommes : MB = (10 × poids en kg) + (6,25 × taille en cm) – (5 × âge) + 5
- Femmes : MB = (10 × poids en kg) + (6,25 × taille en cm) – (5 × âge) – 161
Ce chiffre correspond à l’énergie utilisée au repos. Multipliez ce résultat par un facteur d’activité (PAL) adapté :
- Sédentaire : MB × 1,2
- Activité modérée : MB × 1,55
- Activité élevée : MB × 1,75
- Activité très élevée : MB × 1,9
Adaptez ensuite la répartition selon votre objectif :
| Objectif | Glucides (%) | Protéines (%) | Lipides (%) |
|---|---|---|---|
| Prise de masse | 50-60 | 25-35 | 15-25 |
| Sèche | 35-50 | 30-40 | 20-30 |
| Maintien | 45-55 | 25-35 | 20-30 |
Suivez l’évolution sur plusieurs semaines et ajustez progressivement vos apports si stagnation ou fatigue surgissent. Cette adaptation dynamique soutient la progression sans frustration.
Répartir efficacement les macros sur la journée
La clé d’une bonne organisation : cibler les moments stratégiques.
- Pré-entraînement : privilégiez les glucides (flocons d’avoine, pain complet) et une dose de protéines, digestion légère.
- Post-entraînement : combinez glucides rapides et protéines pour relancer la récupération musculaire. Exemple : riz basmati, poulet grillé, légumes vapeur.
- Repas principaux hors entraînements : modérez les glucides en dehors des jours intenses, stabilisez protéines et favorisez lipides de qualité (huile d’olive, saumon, avocat).
Tableau type pour une journée :
| Moment | Glucides | Protéines | Lipides |
|---|---|---|---|
| Petit-déj | 40g | 20g | 10g |
| Avant entraînement | 30g | 20g | 5g |
| Après entraînement | 60g | 40g | 5g |
| Dîner | 35g | 30g | 15g |
Les jours de repos, réduisez légèrement les glucides et misez plus sur les bons lipides pour l’équilibre énergétique : avocat, noix, huile végétale. Les apports en protéines restent prioritaires pour soutenir la récupération.
Ajuster vos macros selon votre évolution
Un plateau de progression ou un manque d’énergie ? Modifiez vos apports par petits paliers : 100 à 200 kcal par semaine, en ajustant glucides ou lipides selon vos ressentis tout en maintenant votre quota de protéines. Appuyez-vous sur vos sensations et sur la régularité des résultats (mensurations, performances, récupération).
N’hésitez pas à utiliser des outils de suivi (applis, carnets ou tableaux Excel), particulièrement utiles lors des phases de démarrage ou de modification de repères alimentaires. L’essentiel : rester flexible et ne pas transformer la nutrition en source de stress.
Solutions pour suivre facilement ses macros
Quelques outils simples :
- Applications spécialisées : MyFitnessPal, Yazio, recommandées pour automatiser les calculs et visualiser votre progression.
- Carnet manuel : idéal pour comprendre ses habitudes et relâcher le suivi au fil du temps.
- Outils en ligne (calculateurs MyProtein, Excel) : parfaits pour une vue d’ensemble et des ajustements hebdomadaires.
L’important n’est pas la perfection, mais la cohérence hebdomadaire et l’écoute de vos retours corporels.
Principales erreurs à éviter
- Se concentrer sur un seul macronutriment au détriment des autres (par exemple trop de protéines, pas assez de glucides).
- Se montrer trop précis et finir par se stresser à peser chaque aliment.
- S’enfermer dans quelques aliments seulement (risque de monotonie et démotivation).
- Oublier d’adapter ses apports lors des périodes de plateau ou de variation du volume d’entraînement.
Pensez à intégrer des marges de flexibilité : variez vos sources alimentaires, ajustez vos quantités selon vos ressentis et vos progressions réelles. Gardez votre priorité sur la constance et le plaisir de manger varié.
Exemples de repas équilibrés adaptés à votre objectif

Voici un panel d’idées pour composer rapidement vos assiettes selon la prise de masse, la sèche ou le maintien :
- Prise de masse : 190g de riz basmati cuit, 150g de poulet grillé, huile d’olive, brocolis vapeur.
- Sèche : 150g de cabillaud vapeur, 120g de quinoa, courgettes sautées, huile de lin.
- Entretien : 120g de blanc de dinde, 150g de pâtes complètes, poêlée de légumes, sauce tomate sans sucre.
- Version rapide : omelette 3 œufs, pain complet, banane, ou salade composée (thon, pommes de terre, vinaigrette légère).
Adaptez selon vos envies, mixez les sources et profitez de la diversité pour rester motivé.
Questions fréquentes sur les macros
- Doit-on changer ses macros les jours sans entraînement ? Oui, baisse modérée des glucides mais stabilité des protéines et lipides.
- Combien de protéines par kilo ? Entre 1,6 et 2,2g pour soutenir la progression tout en évitant la surcharge.
- Faut-il peser chaque aliment ? Non, utilisez d’abord la balance pour calibrer vos repères, puis passez au visuel pour plus de liberté.
- IIFYM, ça marche ? Oui pour la flexibilité, mais priorisez les aliments bruts et limitez les produits ultra-transformés à la marge.
- Quand ajuster ? Dès qu’une stagnation se fait sentir : adaptez tous les 15 à 30 jours par petits paliers.
Votre expérience compte tout autant que vos chiffres. Testez, ajustez, simplifiez, mais gardez toujours un suivi concret au fil des semaines.
Cet article a été rédigé par Céline, nutritionniste spécialisée en accompagnement sportif et pratique de terrain. Mise à jour juin 2024.
Structurer ses macros, c’est créer des repères solides et mesurables pour aligner alimentation et progression en musculation. Quelles méthodes de suivi ou ajustements ont fonctionné pour vous ? Partagez vos retours et vos astuces dans les commentaires pour enrichir l’expérience de toute la communauté !
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